Les plumes d’Emilie – monstre

chez Emilie

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Le petit Chaperon rouge revu et corrigé

Comme à son habitude, le petit Chaperon Rouge traversait le bois pour se rendre chez sa Mère Grand. Sa mère lui avait bien recommander de ne pas trainer car dans la nuit la Bête rodait et elle serait alors en danger.  Mamie lui avait promis cette année pour son anniversaire une surprise ; peut-être un smartmachin !

Tout en trottinant dans le petit chemin, le petit panier d’osier garni d’un petit pot de beurre et d’une galette recouvert un torchon à carreaux rouge et blanc, se balançait au bout de son bras. Elle se mit à réfléchir à la poésie qu’elle devait imaginer ; la consigne de la maitresse était aussi insolite que précise : cela devait être une fable, de préférence le Corbeau et le renard mais avec un cachalot et un pingouin ! Elle s’arrêta quelques minutes en passant devant la cabane du vieux Dédé, un gentil bonhomme au cheveux roux, certes d’apparence un peu bizarre avec ses culottes façon tyrolienne en peau de daim et son bonnet à pompon. Après avoir échangé quelques mots avec lui et joué avec le chat, elle hâta le pas mais sans courir.  

La nuit allait tomber ; elle nourrissait le secret espoir de rencontrer la Bête. Celle qui ne se réveillait que la nuit et que personne n’avait jamais vue ; elle ne supportait pas la lumière. Ce démon était déjà comparé à la Bête du Gévaudan. Elle détecta son odeur avant de la voir.  Un frisson la parcourut. Elle aperçut deux yeux dans un buisson! L’idée de se cacher ne lui vint même pas à l’esprit. Youpi se dit-elle enfin ! Soudain mamie alluma toutes les lampes et la magie disparut.

Figurine en carton Le petit chaperon rouge des contes de fées 91 cm

Les plumes d’Emilie – 10/21 – caravane

chez Emilie

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Quand la caravane…

Assise sur un pliant la canne à pêche trempant au fil de l’eau, la belle Maupille s’essaie à un roupillon. Elle voudrait bien dormir profondément mais les chiens de la caravane du forain Maupain ont aboyé toute la nuit. Faut dire que le soleil avait rendez-vous avec la lune qui, entre nous, était pleine et nul ne savait qui l’avait mise dans cet état. Donc, Maupille taquinait le goujon, une découverte pour elle. Jamais elle n’avait pêché enfin pas avec un fil dans l’eau. Cet avec son Jules du moment qu’elle avait accepté de partir camper. Tu verras, lui avait-il dit, la nature nous tend les bras, c’est la grande liberté ; on prend le vieux tacot et on taille la route comme les nomades de Mongolie. Elle a voulu croire à cette musique qui est loin de mettre le feu ; un simple refrain tout juste réchauffé ! Bref, ce matin elle se caille, il fait un froid de canard ou de loup, malgré sa grosse doudoune. Mais quelle idée d’aller en Islande au mois de décembre!

Quant au mot repasser, je l’ai laissé de coté.

Les plumes d’Emilie – 09/21 – Fièvre

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Kari kari

Ile de Pâques, lieu enchanteur et enchanté ; lorsque nous sommes arrivés, un parfum de vanille de fleur de tiaré nous avait envahis. C’était encore tôt, le matin le thermomètre n’avait pas encore pris toute son amplitude et une certaine fraîcheur due à la brise marine nous enveloppait. Nous avions trois jours pour parcourir cette île mythique. Dans la grande lande les Moais était dispersés ; certains à terre, d’autres les pieds dits enfoncés. D’autres encore étaient à l’état d’ébauches gravés dans la pierre, tandis que, sur les plateformes, les statues droites et paisibles veillaient sur l’île projetant leurs ombres sur la mer. A la nuit tombée, nous nous baladions dans les rues calmes et presque désertes. Il faut être touristes pour sortir à cette heure-là.

C’est alors que nos regards se portèrent sur l’affiche d’un spectacle que je qualifierais de folklorique s’il n’était pas tribal. Les Kari Kari une troupe de danseurs et musiciens polynésiens perpétuaient les valeurs ancestrales de Rapa Nui.  Samedi soir, nous étions devant la salle en nous éventant car le soir le vent tombe et la chaleur reprend ses droits. Mais la chaleur n’était pas que dans la rue ; sur la scène aussi, il régnait une passion indescriptible. Nous fûmes envoutés par ces jeunes femmes et hommes qui dansèrent sans jamais s’arrêter pour respirer. Ils enflammèrent la salle, personne n’osait tousser. Les parfums de fleurs et la sueur que dégageaient leurs corps nous plongèrent dans une sorte de délire jubilatoire de quoi avoir la fièvre.

D’ailleurs j’ai rapporté trois petites vidéos ;  attention mesdames ouvrez vos yeux.

Les plumes d’Emilie – 27/03 – Bulle

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Derrière la fenêtre, elle faisait des bulles de savon.

Elle était appuyée contre le chambranle de la porte fenêtre. L’air était léger, le printemps était bien installé et quelques cris d’oiseaux qui prenaient leur envol déchiraient le ciel ; elle faisait des bulles de savon. Elle suivait des yeux ces boules de toutes tailles qui éclataient dans les rayons du soleil.

Elle ne pensait plus au présent. Elle revenait à ce temps où, insouciante, elle buvait du champagne jusqu’à être ivre d’alcool, de bonheur. Nicolas était là ; le sentiment que rien ne pouvait lui arriver. Elle était en sécurité .  La maison était celle de ses rêves de petite fille – escalier intérieur en pierre dure et blanche à double rambarde qui à demi étage s’ouvrait en deux parties. Il menait à cette immense galerie où trônait la collection d’armures moyen âge de Nicolas, la seule concession qu’elle avait faite. Cette galerie desservait les chambres. Il y en avait huit. C’était son chiffre préféré. Nicolas avait respecté ses choix ses envies et toléré ses caprices.  Ah !  Que cette demeure était belle, et quelle réussite pour cette petite fille de lingère qui, pendant que celle-ci lessivait dans des baquets en zinc recouvert de mousse, repassait et bouillonnait des pièces de luxe des aristocrates de pacotille, elle faisait des bulles de savon. Elle était en sécurité rien ne lui arriverait.

Comme si une pointe d’aiguille, l’avait frappée, la bulle irisée explosa. Elle resta longtemps à regarder les gouttelettes qui dansaient au soleil. Elle fit encore une dernière bulle énorme puis tourna le dos à cette fenêtre, à cette enfance, à ces rêves et reprit sa plume pour écrire la biographie de Nicolas qui lui tenait tant à cœur.

Le titre : Elle faisait des bulles de savon

D'où viennent les couleurs sur une bulle de savon ? - Le Hollandais Volant

Les plumes d’Emilie – 21/03 – Chocolat

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Et Vvve le chocolat

Aie, ma tête, s’écria la cabosse qui venant de tomber sur le sol. Je ne sais pas quel énergumène veut me cabosser mais je sens que c’est ma fin. Je vais finir là ma vie. Je sais bien que c’est mon destin mais quand même un peu de douceur dans ce monde de brut. Holà là je vais me faire broyer dans cette horrible machine surannée qui date des années folles ; la modernité n’est pas arrivée jusqu’à nous et c’est tant mieux car je vais être délicieuse. Une fois mon amande grillée, torréfiée, comment vous dites ? Je vais prendre un coup de chaud ! Oui mais c’est nécessaire si vous voulez déguster un chocolat de qualité. Je suis noir certes, C’est normal, les autres chocolats sont des menteurs. Pourtant vous pouvez me sublimer avec de la crème, de la ganache, du praliné ou de la pâte d’amande ; ce sont mes amis. C’est un plaisir indescriptible. Les enfants dans les années 50 avaient pour leur goûter une barre de chocolat dans un morceau de pain ; un délice à prescrire pour tous les écoliers. Cela redonne des forces et du courage.  

Le dimanche, chez Mamie un ou deux ou trois profiteroles, sa pâtisserie préférée,  et hop vous la mettrez dans votre poche. Le soir Mesdames, négligemment allongé sur le torse puissant et racé en tablette de chocolat de votre amant, vous vous ferez plaisir avec quelques bouchées « mon Chéri » avec un câlin en attendant les soirées de l’ambassadeur. Quant à la marmotte, elle met le chocolat dans l’emballage.

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Les plumes d’Emilie – 21/02 – Nostalgie

Ah nostalgie quand tu nous tiens…

Chez Emilie la récolte nous a fourni de quoi écrire.

Se souvenir ! se souvenir de ce que l’on ne veut pas.

L’adolescence, forcément c’est la faute de l’adolescence si vous n’êtes pas bien maintenant.

Comment se passaient les repas dans votre famille ? et les week end ? et les soirées.

  • Pfft pas envie de le dire cela m’appartient.

Vous sentiez vous heureuse ? Quelle est votre madeleine de Proust ?

  • Bien vu je m’appelle Madeleine.

Vous êtes résignée, madame ! Ainsi, je ne puis vous aider, si vous ne me confiez pas les aléas de votre vie. Avez-vous des regrets ?

Avez-vous la nostalgie de votre premier amour ? Rêvez– vous de le revoir et de restaurer une relation qui s’est détricotée ?

  • Et voilà, elle fait apparaître des trucs dont je ne me rappelais plus et dont je me fiche comme de la première culotte.

Je la paie, je n’ai pas avancé d’un pouce, je vais m’offrir une poire Belle Hélène je n’aime pas le banana-split.