Les défis de Ghislaine – 173 – Guilleri

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Oh que le temps passe vite, dix ateliers pas moins ni plus que je ne suis pas venue. Mais chose promise chose due ; pour cette année je me lance le défi de tenir la distance. Non non Ghysou le mot commençant par F je ne prends par car je vais retomber dans mon péché mignon de la Cigale et la Fourmi. Je réserve pour une autre fois.

Donc je vais raconter l’histoire d’un petit homme toujours fringué avec  élégance qui s’appelait Guilleri Carabi. Il aimait la montagne, et parcourait les chemins sans jamais se plaindre. Ils donnaient des noms aux oiseaux. Il les reconnaissait à leurs plumes, à leur pépiement. Ceux-ci avait l’habitude de voir sillonner les sentiers et les chemins et parfois lui faisait un brin de compagnie. Il avait ainsi des repères lorsque les nuages coquins et d’humeur changeante se défilaient à son regard. Un jour qu’il scrutait le ciel pour connaître la direction du vent, il grimpa sur un arbre pour voir son chien Couri qui avait disparu suivant probablement un chamois. La branche l’arbre était pourrie et Guilleri i tomba ( tombit Carabi Guilleri). Heureusement, les oiseaux sifflèrent très fort et les secours arrivèrent très vite pour le sortir de ce mauvais pas. Il s’est juste cassé le bout du nez. Depuis Guilleri se promène en campagne avec Couri, là où le sol est plat et parle aux grenouilles et aux abeilles.

Compère Guilleri - Chansons et comptines avec Pinpin et Lili

Les défis de Ghislaine – 163 – et l’on commence par … et on finit par…

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J’ai choisi de commencer par « Soudain j’ai su ….et de finir par Hélas on ne peut rien changer.

L’appel

Soudain j’ai su ce que j’allais dire à Ruby.  Que le lui avais cabossé sa voiture, ça elle ne le verrait tout de suite rien qu’à regarder l’épave qui gisait dans le fossé. Que j’avais bu une vodka orange de trop, ça elle n’avait pas besoin de la savoir. Que j’avais invité Jérémy, Josiane et Charly à faire une balade au clair de lune alors qu’il faisait sombre comme dans un four, c’était la nouvelle lune, cela n’avait aucune importance. Que j’avais roulé sur la plage au risque de m’ensabler, elle s’en douterait au vu du sable collé sur les roues.

Donc quand Ruby décrocha son téléphone, je ne pouvais plus barguigner, tout à trac je lui lançais que sa voiture n’était qu’un tas de ferraille qui m’avait conduit dans le fossé de Caylus, qu’elle devait appeler rapidos une dépanneuse puisque,  hélas,  on ne peut rien changer.

Les défis de Ghislaine – les mots commençant par P

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Le personnage de Pipioli est emprunté à Philippe Corentin auteur de littérature de jeunesse et je l’ai arrangé à ma sauce. Et comme c’est les vacances mon texte est un peu long mais Pipioli se trouve devant un choix difficile. Il vient de réussir son bac.

Le choix d’une profession

Les errances de Pipioli

Quand on demandait à Pipioli ce qu’il voudrait faire quand il serait grand, il ne répondait pas comme tous les autres enfants pompier, ou gendarme mais choisissait toujours un métier en relation avec ce qu’il avait dégusté ce jour-là.
Pipioli était le dernier enfant de la famille Souris. Celle-ci s’était installée depuis plusieurs générations dans les vieux bâtiments de la mairie d’un village perdu dans centre de la France, là où l’on pouvait encore lire sur le fronton « Liberté égalité fraternité ». Ils jouxtaient l’ancienne école. Là, ils étaient à l’abri des pluies de printemps. Avec sa sœur Pistache, il pouvait batifoler dans la vieille cour bordée d’un pré et faire du pédalo dans la petite mare où barbotaient quelques canards, caquetaient et picoreraient les poules du garde champêtre. Ce pétillant grand-père égrenait ses souvenirs autant que les morceaux de fromage poudrés de mort aux rats dans tous les cabanons du coin ; bien rare si on ne trouvait pas quelques cadavres de bestiolesen putréfaction. Ah, qu’elle avait été animée cette école depuis les Hussards noirs jusqu’à il y a encore une dizaine d’années ! Que d’enfants avaient joué, s’étaient battus comme des louveteaux pour mesurer leur force, effectuer des partages de billes, de bons points et de quelques carrés de chocolat en guise de pardon et se séparaient prêts à recommencer le lendemain    .
Maintenant elle servait de débarras pour quelques antiquités et vieux machins encombrants. Mais Pipioli et sa sœur Pistache y vivaient heureux. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’ils avaient abondance une bonne nourriture fraîche ; rien que des franches lippées.  A coté de leur cuisine, un réduit regroupait pêle-mêle des ouvrages de toutes sortes. On avait abandonné là, au milieu des toiles d’araignées des vieux documents municipaux, des vieux plans cadastraux, un régal pour le père de Pipioli, des vieux registres paroissiaux qui auraient fait le bonheur des apprentis généalogistes et qui servaient de modèles à Pistache pour faire de la calligraphie avec grande persévérance. Il y avait aussi une vieille carte de France poussiéreuse sans l’Alsace et la Lorraine, ce qui ne laissait pas d’intriguer Pipioli qui se demandait sans cesse qui pouvait bien avoir mangé ces beaux morceaux.        
Le grand plaisir de Pipioli, c’était de s’aventurer dans les rangées d’ouvrages. Assis il dévorait pendant des heures les contes de Perrault ou d’Andersen. Il avait toutefois veillé à ne pas être transformé en cheval pour le carrosse de Cendrillon. Dans ses découvertes il voulait être tour à tour le Marquis de Carabas, Barbe Bleue pour faire peur à Pistache ou encore le seigneur de D’Artagnan.
Il naviguait entre les journaux, bandes dessinées comme Bécassine, Bibi Fricotin ou encore Les Pieds Nickelés. Il aimait Mickey Mouse et prenait plaisir à le voir battre les Rapetous. Cependant il évitait soigneusement tous les documentaires sur les chats surtout les Persans ; il avait de l’allergie et il était malade et le bout de ses oreilles rougissait violemment comme des coquelicots. Il accordait avec parcimonie quelques coups de dents aux manuels de maths ; pas trop scolaire notre Pipioli, mais comme disait sa maman : « si tu ne sais pas compter tu n’arriveras à rien dans la vie ». Alors Pipioli avec courage avalait additions et soustractions. Ce qu’il préférait : les fables de la Fontaine, il avait adoré … Surtout Le lion et le rat car il se sentait presque la vedette. Les rats sont un peu cousins des souris.    

Il alla jusqu’à ronger quelques lettres de Madame de Sévigné, quelques actes du Malade imaginaire et du Cid et se prit pour Rodrigue. Il osa s’attaquer à l’Assommoir et au Père Goriot mais renonça à une édition suisse très ancienne des œuvres de Jean Jacques Rousseau.

Il grignota un morceau d’un livre « Le tour de France par deux enfants » il décida qu’il serait instituteur. 

Il brava l’interdiction et rogna quelques romans policiers. Il eut très très peur. Il fit des cauchemars atroces ; il était capturé par une bande de chats de gouttière et se mit à trembler se toutes ses pattes, se retrouva avec les moustaches en croix, mais décida qu’il serait « espion de bandits ».   

Un jour, il découvrit tout au fond d’un rayon, un herbier fabriqué par des écoliers qu’il ne rencontrerait jamais. Il fut ému de découvrir toutes ces plantes référencées dont les noms étaient écrits à l’encre violette de plusieurs mains maladroites. Il y avait une pile de cahiers dont les feuillets étaient couverts de dessins à la mine de plomb et aux crayons de couleurs. Il emporta une page de la Petite Flore pour que Maman lui confectionne un gâteau avec du bon pollen. Ce jour-là il voulut être horticulteur ; d’ailleurs sa maman adorait les pivoines .  


A quoi cela tient le choix d’une profession !


Les défis de Ghislaine – image

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J’ai mis à profit ma convalescence pour lire et je me suis plongée dans cet ouvrage. Dès que j’ai vu cette image je me suis précipitée sur la quatrième de couverture

Atelier 155 et Récapitulatif du 154

La fugue de Dana

Dana, une jeune fille de bonne famille (riche cela va sans) quitte un matin sa maison d’un pas rapide. Première étape rejoindre son amant, un homme désargenté mais qui possède un charme fou. Ils vont dans le Lubéron pour construire leur vie. Mais la vie n’est pas si simple et très vite notre jeune Dana va déchanter et découvrir des choses pas très nettes. Dans la cabane qui leur sert de nid d’amour, elle va découvrir dans un coin de la cave des vieux papier : un article de journal dissimilé sous la pile lui donne des frissons, la sueur lui fait froid dans le dos.

Alors qu’elle se promène avec sa fidèle compagne le long de l’ancienne voie de chemin de fer, elle voit une mésange pas si sauvage. Serait-ce un signe ? Dana est déchirée entre l’envie de partir et le besoin de découvrir le secret de son amant. Soudain, la chienne s’arrête devant un inconnu, fusil à la main, comme si elle le reconnaissait, elle se laisse caresser et lui fait fête, et la mésange est posée sur l’épaule de l’homme. Elle avait oublié que c’était l’ouverture de la chasse ! Comment Dana va pouvoir se sortir de ce guêpier !

Je vous invite à lire la suite de ce livre dans la magnifique collection Perlaquin.

Les défis de Ghislaine – thème météo – 155

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155 – météo

Case- hall – banc – lumière – rénover – tricher – mentir-  craindre

Craignant la météo qui se révélait plus qu’incertaine, Mayaboutou se décida enfin à rénover sa case ; changer les tapis et les couvertures qui sentaient le bouc. Et puis elle en profitera pour jeter dehors ce marabout de malheur qui l’avait presque marabouté. Heureusement, la lumière avait jailli et depuis deux semaines elle lui mentait effrontément. Elle ouvrit la tenture qui servait de porte et jeta son fatras puant qui atterri sur le banc en bois où Toubou racontait ses bobards contre monnaie sonnante et trébuchante. Quel escroc !

Parti à la chasse au lion, trichant comme Tartarin, Toubou se disait que, enfin il avait conquis la belle et il allait l’épouser ; enfin, l’épouser de la cuisse gauche et à lui le magot. Ensuite, il irait rejoindre ou pas, il n’avait pas encore décidé,  la douce Jalna abandonnée dans le hall de l’hôtel de luxe de la capitale.

Quelle est l'histoire des marabouts traditionnels ?
image du net

Les défis de Ghislaine – thème rumeur – 149

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Le prix

C’était bien le dernier à qui j’avais pensé. Lui, le Louis, recevoir le prix du meilleur cuisinier de France. Ce n ’est pas que sa cuisine n’est pas bonne, disons qu’elle est spéciale. Et puis il y a dans son bistrot, une atmosphère particulière, un je ne sais quoi qui n’attire pas vraiment. Entrer dans sa salle c’est comme qui dirait honorer les dieux des papilles en folie.

Et puis il n’est pas honteux le Louis. Il n’est pas dérangé que Bobonne repasse ses caleçons et slips parfois douteux sur la table de service. Et le Louis d’y aller de son discours :

Vraiment cela me touche que vous ayez penser à moi pour ce prix. Moi qui suis souvent réduit silence par Madame. Si vous le souhaitez j’ai ouvert le livre d’or du restaurant et vous avez dix pages pour vous exprimer.

Ainsi va la rumeur, le Louis est primé.

Les défis de Ghislaine – thème humeur – 140

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Ne pas se voiler la face

Franchement, il y a de quoi être de mauvaise humeur. Point de confidence, rien que des évidences. On nous parle d’éclaircie dans notre brume quotidienne, que les vaccins vont nous sauver, que bientôt nous ressentiront les bienfaits des soins. Nous avons éclaté de joie bien sûr. Mais voilà selon l’aveu même des responsables des laboratoires autorisés, il y a un cafouillage. Ils nous disent qu’il n’y a pas de secret, il faut laisser le temps au temps ; j’éprouve  un grand malaise.