Défi 174 – Croqueurs de môts


Oyez oyez la triste histoire :

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Sur les bords de la mare de Trifouilly les dindons la cane de Jeanne fait des galipettes  et des cabrioles dans l’eau trouble qui ne reflète pas les flèches de l’église toute proche.

Et pourquoi est –elle si heureuse : parce que ce matin, elle dispose de toute la flaque pour elle toute seule. A l’heure où Jeanne joue au jeu de l’oie avec  Jules, propriétaire  cet hypocrite de cette bestiole grise, qui gagne toujours parce que dit-il le jeu s’appelle jeu de l’oie et non jeu de la cane… La cane de Jeanne est persuadée qu’il triche avec Dédé non les dés.

Mais revenons à nos moutons, le pauvre Jules soupire d’un aire bizarre. Manifestement il cherche quelque chose, un truc qu’il a perdu. Il fit le tour de l’Eglise là où parfois, il retrouve son bien. Mais son bien c’est quoi .  Pourquoi se met-il la rate au court-bouillon. Ben c’est son oie ma foi, son oie perfide !

Pour l’instant, il dit d’un air grave qui marque son profond chagrin : « on m’a volé mon oie, on m’a volé mon oie !  Quel sale galopin m’a volé !

Un passant qui passait, prit Jules en pitié. Un passant pas ordinaire, un genre d’énergumène qui parlait  rapidement en avalant  la moitié des mots et crachant l’autre moitié tout en ménageant des pause afin de juger de l’effet provoqué.

          «  Dis moi comment qu’elle est ton oie mon poulet !

          Elle est  fort bien mise, portait une robe grise comme une chemise avec des plumes derrière

          Par ma foi, mon poulet, c’est bien elle que j’ai vu

          Et tu l’as vu mais où mais où ?

          Tu veux que je te le dise où je l’ai vu ?  et bien je vais te le dire ;  elle était à l’hôtel des trois Canards,  plumée comme un dindon, avec force navets et marrons.

Jules se mit à pleurer plus fort le cœur gros comme un œuf… Ah quelle pitié de voir ce pauvre homme.  Certains  pensent qu’il est même veuf ! Il va se ronger le foie ! Sur les bords de la mare, alors qu’il  prend le frais et joue sur sa guitare des airs de sa composition comme « « Guerre,  guerre aux  navets ou encore Canette je te plumerai »

Mais ce soir n’y tenant plus, Jeanne et sa cane s’écrie :

Oh  Julot, tu vas pas nous pondre une pendule avec ton oie, elle était bien vieille ton oie, elle n’oyait plus rien, sifflait faux et cacardait comme une pintade.

Puis malicieuse, elle glisse : « viens faire une partie de jeu de l’oie et si tu fais le bon chiffre, tu retrouveras ben une jeunette…

 

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12 réflexions sur “Défi 174 – Croqueurs de môts

  1. Ah pauvre Jules , triste sort pour sa protégée mais la cane de Jeanne peut elle aussi avoir les foies nous arrivons dans une période propice à leur utilisation culinaire .
    J’ai bien ri avec les jeux de mots de mots et expressions merci
    Bon lundi
    Bises

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  2. Coucou Lilou, oh la triste histoire, en effet ! Pourtant, cela m’a fait un bien fou de me plonger non pas dans la mare mais dans cette campagne très vivante, enfin je me comprends, puisque ce n’est pas le cas pour l’oie … Oups, dans ma participation, j’avais oublié la pendule, je viens de l’ajouter. Merci beaucoup pour ce pétillant défi, gros bisous.

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  3. Drolatique histoire qui met en joie malgré les déboires de l’oie jouant les dindons à l’hôtel des 3 canards pendant que la cane s’éclate dans la mare de Trifouilly les canards…. Coin coin !
    A la place de la cane, je me méfierai ! les canards semblent jouer un rôle discret mais capital !
    Bisous et merci

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