La poésie chez Asphodèle


 

Paul Verlaine

L’espoir luit comme un brin de paille dans l’étable.
Que crains-tu de la guêpe ivre de son vol fou ?
Vois, le soleil toujours poudroie à quelque trou.
Que ne t’endormais-tu le coude sur la table ?

Pauvre âme pâle, au moins cette eau du puits glacé,
Bois-là. Puis dors après. Allons, tu vois, je reste,
Et je dorloterai les rêves de ta sieste,
Et tu chantonneras comme un enfant bercé.

Midi sonne. De grâce, éloignez-vous, madame.
Il dort. C’est étonnant comme les pas de femme
Résonnent au cerveau des pauvres malheureux.

Midi sonne. J’ai fait arroser dans la chambre.
Va, dors ! L’espoir luit comme un caillou dans un creux
Ah, quand refleuriront les roses de septembre !

 

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9 réflexions sur “La poésie chez Asphodèle

  1. Verlaine , un poète qui voit chaque année sa statue cravatée le 30 mars à Metz , jour anniversaire de sa naissance à Metz .

    J’aime beaucoup sa poésie , un livre aussi en parle vraiment bien celui de Jean Teulé , « Ô Verlaine  »
    Bonne soirée
    Bisous

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  2. Bonjour,
    C’est banal, mais j’aime Verlaine, bon j’aime la poésie dans son ensemble, Verlaine reste un maître en la matière.
    Bonne fin de semaine
    Bises

    J'aime

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