Jeudi Poésie


Chez Asphodèle  – poèmes saturniens   Paul Verlaine

Après trois ans

Ayant poussé la porte étroite qui chancelle,

Je me suis promenée dans le petit jardin

Qu’éclairait doucement le soleil du matin,

Pailletant chaque fleur d’une humide étincelle.

 

Rien n’a changé, J’ai tout revu : l’humble tonnelle

De vigne folle avec les chaises de rotin…

Le jet d’eau fait toujours son murmure argentin

Et le vieux tremble sa plainte sempiternelle.

 

Les roses comme avant palpitent ; comme avant,

Les grands lys orgueilleux se balancent au vent.

Chaque alouette qui va et vient m’est connue.

 

Même  j’ai retrouvé debout la Valléda

Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avanue,

  • Grêle parmi l’odeur fade du réséda.

 

 

11 réflexions sur “Jeudi Poésie

  1. Verlaine, ses violons, ses sanglots, sa nostalgie triste, incomparable Poète, Lilou
    Ce qui est rassurant c’est que les roses, comme avant palpitent 😆
    Une valeur sûre avec encore un ^profitons-en !
    Bonne fin de semaine et gros bisous

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  2. Ah…La Velleda , la belle déesse prophétesse celte, légère et court-vêtue dans sa robe d’albâtre…
    Dire que les jeunes d’aujourd’hui ne connaissent son nom que par les tableaux blancs…
    Toute une éducation à refaire.
    Merci pour Verlaine
    ¸¸.•*¨*• ☆

    Aimé par 1 personne

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