Jeudi poésie


Chez Asphodèle  premier jeudi poésie – j’ai décidé de participer, cela fait peut-être partie des premières résolutions…

Il meurt lentement celui qui ne voyage pas,
celui qui ne lit pas,
celui qui n’écoute pas de musique,
celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
celui qui détruit son amour-propre,
celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
celui qui devient esclave de l’habitude
refaisant tous les jours les mêmes chemins,
celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur de ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu

Il meurt lentement
celui qui évite la passion
et son tourbillon d’émotions
celles qui redonnent la lumière dans les yeux
et réparent les coeurs blessés

Il meurt lentement
celui qui ne change pas de cap lorsqu’il est malheureux au travail ou en amour,
celui qui ne prend pas de risques
pour réaliser ses rêves,
celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
n’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant!
Risque-toi aujourd’hui!
Agis tout de suite!
Ne te laisse pas mourir lentement!
Ne te prive pas d’être heureux!

Pablo Neruda

 

13 réflexions sur “Jeudi poésie

  1. J’ai envie de…….
    Voyager par procuration
    Ecouter le silence
    se vider de ce qui est moche
    S’ouvrir à l’inconnu dans la rue
    Celui qui veut partager
    Trouve toujours une épaule, une oreille
    Debout la nostalgie
    Debout et avance 🙂

    Cela écrit, j’ai bien aimé relire ce magnifique poème 🙂
    Merci à toi

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  2. un poème que j’aime relire et qui n’est jamais loin de ma table de chevet. Ceci dit, on peut aussi mourir vite de se laisser submerger dans des émotions trop fortes …
    ne te prives pas d’être heureux … sage injonction quelquefois trop paradoxale. Être heureux, c’est quand on ne se force pas et qu’on laisse faire les choses
    bises et belle journée

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  3. Ha Neruda ! Un de mes poètes chouchous ! Il n’y a pas de titre ? Tu ne sais pas s’il est extrait du Chant Général, de Résidence sur la terre ou d’un autre recueil ? Ça serait mieux pour le cahier de poésie ! Merci Lilou ! 🙂

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  4. En réalité, ce poème a été écrit par MARTHA MEDEIROS, poétesse brésilienne…

    En voici les premiers vers en version originale (donc en portugais) :

    « Morre lentamente quem nao troca de idéas, nao troca de discurso, evita as próprias contradiçoes.

    Morre lentamente quem vira escravo do hábito, repetindo todos os dias o mesmo trajeto… ».

    Cependant, ce poème est tellement beau qu’il eut été dommage, quel qu’en soit l’auteur, de ne pas le partager aujourd’hui 😀
    Merci Lilou !

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