les coins de Lilou

l'écriture est la seule forme parfaite du temps. Le Cléziot

Croquer le marmot

3 Commentaires


Billevesées ou coquecigrues

Attendre longtemps, en se morfondant

Pour ces premières billevesées et coquecigrue, je pensais vous parler du «  chèque en bois » mais, lors d’un repas, peut-être un peu arrosé, un des convives s’est écrié :

« Ah et ben on n’a pas croqué le marmot » !

Mon sang ne fit qu’un tour. Le cauchemar, j’étais chez l’ogre. Je me suis précipitée à la cuisine voir ce qui grillait dans le four ! Evidemment, une belle dinde rôtissait.

L’origine de cette expression en précisant que le marmot n’est pas le mâle de la marmotte mais bien le gamin hurlant jour et nuit et que l’on veut faire taire par tous les moyens afin d’avoir un moment de tranquillité. C’est dans ces cas là que l’on a envie de la passer à la broche pour en déguster quelques morceaux… Ca c’est la version de l’ogre du Petit Poucet.

Une version plus historique se fait jour car au XVIème, alors que l’électricité n’était pas encore installée, les portes étaient équipées de clochettes ou de heurtoirs qui depuis le Moyen Âge étaient aussi appelés « marmot »  qui voulait aussi dire singe. De là à imaginer qu’on passait dans la marmite un singe plutôt qu’un gamin… non que les défenseurs des animaux  n’aient crainte.

Alors billevesées ?

Le verbe « croquer » avait aussi le sens de frapper. Un croque note était un mauvais musicien et le jeu de croquet  tire son nom de cette acception.

Alors « croquer le marmot » signifiait tout simplement  frapper le heurtoir d’une porte devant laquelle on pouvait attendre très longtemps.

On peut parler aussi des peintres qui faisaient antichambre en perdant  leur temps en dessinant des petits croquis, silhouette d’enfants sur les murs… C’est probablement une légende.

Ou coquecigrues !

« A la bonne heure… V’là qui est parlé ! … C’est qu’il y a trois quarts d’heure au moins que je suis là à croquer le marmot ; et moi qu’est patient comme un chat qui se brûle, ça me fourmillait d’impatience.

Les frères Cognard – Bruno le fileur – 1837

téléchargement

Quel battoir exquis ! Voilà qui donne toute une nouvelle dimension à l’expression « croquer le marmot » !!

 

3 réflexions sur “Croquer le marmot

  1. Merci de nous avoir donné l’origine de cette expression que je ne connaissais pas et que je n’utilise pas. Bon jeudi

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  2. Une pointe de remise à niVeau
    Beau jeudi chez nous il faudra se satisfaire d’un peu de gris détrampé 🙂

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  3. Une expression dont l’origine me sera moins inconnue.
    Bonne soirée
    @mitié

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