les coins de Lilou

l'écriture est la seule forme parfaite du temps. Le Cléziot

La nuit, in extremis

4 Commentaires


Odile BOUHIER

Presses de la cité

  impossible de télécharger la première de couverture ; je le ferai dès que possible

 

L’histoire : voici le troisième tome de la trilogie que nous a offert Odile Bouhier, et pour une fois je prends la quatrième de couverture.

Lyon, novembre 1921. Quand Anthelme Franchant, incarcéré en 1917 pour mutinerie pendant la guerre (la première), sort de prison, seul le commissaire Kolvair s’en inquiète. Celui qui a été son compagnon de tranchée est un assassin. Criminel récidiviste ou poilu en guerre contre lui-même : qui est-il ? Une certitude : Anthelme tuera de nouveau.

La conviction du policier Kolvair devient une intime obsession. Il doit affronter ses pires cauchemars.

Et il a raison le commissaire Victor Kolvair contre l’avis du procureur Rocher un ex copains d’enfance. Le carnage est inévitable… Kolvair va découvrir trois cadavres alors qu’il s’était fixé pour tâche de surveiller son suspect tout juste sorti de prison. Las, un contre temps malheureux…. Mais aurait-il pu éviter les meurtres ? Aussitôt la police scientifique toute récente va entrer en action. C’est le jeune Jacques Durieux, adjoint d’Hugo Salacan directeur du laboratoire scientifique, qui va se coller aux analyses.

L’enquête pourtant portera sur la recherche du ou des mobiles car le coupable n’est pas un inconnu pour le commissaire.

Ce que j’en pense : Ce roman sort de l’ordinaire car l’auteur nous mène sur des pistes bien plus fragiles que les classiques enquêtes. N’oublions pas que pendant la période d’entre les deux guerres, la période fut féconde en découvertes médicales. Par le biais des personnages du roman, nous sommes perdus dans les dédales de la recherche mais des noms vont être mis sur certains symptômes ; ainsi le diabète avec les confusions mentales qui lui sont liées ; ou encore certaines déficiences mentales dont on reconnait l’origine dans la génétique. Elle va aussi pointer  les premiers débats :  la responsabilité des malades mentaux… Sont-ils condamnables, sont-ils justiciables, sont-ils vraiment malades et irresponsables ou des simulateurs ? Comment un médecin peut arriver à un diagnostic ? Elle fera aussi une place aux avortements clandestins illégaux passibles de peine de mort et aux destins réservés à de pauvre gamins délinquants enrôlés dans des idéologies de tous poils et qui servent d’indic aux policiers et d’appâts.

Sous couvert de polar nous avons là une série qui met en évidence les raisons profondes et douloureuses qui peuvent transformer un être en un meurtrier.

Hercule Poirot croyait à la psychologie pour résoudre une énigme, Kolvair croit à la psychiatrie et la psychothérapie débutante et fragile.

J’ai aimé cette série qui met en scène des personnages atypiques, partagerez vous mon plaisir ?

4 réflexions sur “La nuit, in extremis

  1. je ne connais pas cette trilogie, mais je vais m’empresser de réparer cette erreur, j’aime aussi les polars.
    Bonne soirée
    Bisous
    Mandrine

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  2. Je ne doute pas qu’il soit intéressant voire passionnant de par l’époque dont il traite mais ma PAL est au bord de l’apoplexie alors pour l’instant je ne note plus ! Tu ne m’en veux pas hein ??? 😆

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  3. Mais non non rassures-toi… Moi aussi ma Pal explose ! Je lis selon mon plaisir et je ne m’occupe plus de ce qui rentre dans les cases… J’attends le dernier Monk qui doit paraître d’ici un mois… je ne connais pas son numéro de tome peut-être le quinzième. Je t’entends déjà dire au secours je n’en ai lu que deux ou trois. Et en plus mon mari qui râle parce que je ne rlis pas les Flaubert les Maupassant, les Balzac et cie….
    Allez je vais aller faire un tour de belote ou de criminel case…
    avec le sourire

    J'aime

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